mercredi 22 février 2017

Mourir pour le califat 74/Prenez exemple sur leur ligne de conduite-Wilayat Ninive

Titre : Prenez exemple sur leur ligne de conduite.

Durée : 26 minutes 44 secondes.

Lieu(x) : Mossoul et ses environs.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : la vidéo a été mise en ligne le 14 février 2017. La photo du 2ème adolescent kamikaze yézidi a été publiée par l'EI le 14 décembre 2016, deux mois avant cette vidéo. Il est probable que les 6 kamikazes montrés dans cette vidéo correspondent pour la plupart à la période de la bataille avant la chute des quartiers Est.

Type de vidéo : c'est une vidéo thématique consacrée aux kamikazes sur VBIED.

Découpage (séquences) :

1 : 13''-2'11'', introduction.
2 : 2'11''-4'14'', propagande.
3 : 4'14''-6'37'', kamikaze Abu Islam Al Dameshqi.
4 : 6'37''-10'30'', kamikaze Abu Al Ghamdi Al Idlib.
5 : 10'30''-17'35'', kamikaze Abu Talab Al Baghdadi.
6 : 17'35''-22'40'', deux kamikazes yézidis adolescents.
7 : 22'40''-26'44'', kamikaze Abu Hamza Al Maslawi.

dimanche 19 février 2017

Soldats rebelles 5/La division Sultan Murad

La division Sultan Murad est le résultat d'une coalition de brigades rebelles constituées de Turkmènes, en décembre 2015. Les Turkmènes, minorité syrienne, ont rapidement formé plusieurs brigades dans l'opposition armée dans les provinces de Lattaquié et d'Alep, tandis qu'ils commençaient à se structurer politiquement. A partir de l'été 2015, alors que la Turquie s'engage plus nettement contre l'EI, l'appui américain puis turc à la brigade, puis division Sultan Murad est de plus en plus évident. La division Sultan Murad est cependant davantage alignée sur la Turquie : bien que combattant d'abord le régime, elle s'est aussi affrontée aux Kurdes de l'YPG/SDF, et à l'EI. Depuis le lancement de l'opération Euphrates Shield le 24 août 2016, la division Sultan Murad semble la figure de proue des rebelles regroupés derrière l'armée turque pour reprendre al-Bab. Bénéficiant de nombreux matériels fournis par Ankara, l'unité semble s'inscrire dans la logique « néo-ottomane » du président Erdogan.

samedi 11 février 2017

Mourir pour le califat 73/Des clients, pas des chefs religieux-Wilayat Ninive

Titre : Des clients, pas des chefs religieux

Durée : 23 minutes 23 secondes.

Lieu(x) : Mossoul. Dans la séquence 4, le 1er VBIED explose dans le quartier d'al-Intisar (sud-est) ; le 2ème explose dans le quartier de Muthana (nord-est) ; le 3ème à Bahwiza (nord-est) ; et le 4ème à al-Furqan (centre-est).

Date (sûre par recoupement ou estimée) : la vidéo a été mise en ligne le 9 février 2017. Un des kamikazes de la séquence 4 s'est fait sauter le 7 janvier, un autre le 12 janvier. Certaines images de combat correspondent à des vidéos Amaq des 5,10 et 13 janvier.

Type de vidéo : c'est une vidéo mixte, mêlant quelques images de combat et de VBIED à de la propagande.

Découpage (séquences) :

1 : 16''-3'38'', dénonciation de clercs sunnites « apostats ».
2 : 3'38''-8'34'', discours de jeunes combattants, victimes civiles des bombardements.
3 : 8'34''-10'13'', hommage aux cadres décédés de l'EI.
4 : 10'13''-15'55'', VBIED.
5 : 15'55''-16'56'', discours d' Abu Abd Albar Al Iraqi.
6 : 16'56''-18'11'', séquence variée.
7 : 18'11''-23'23'', propagande.

mercredi 8 février 2017

Frédéric PICHON, Syrie. Pourquoi l'Occident s'est trompé, Paris, Editions du Rocher, 2014, 132 p.

L'auteur de cet ouvrage, Frédéric Pichon, est bien connu sur les réseaux sociaux quand il est question du conflit syrien. Vindicatif, agressif, surtout quand l'interlocuteur n'est pas de son avis, il n'hésite pas à déformer les propos de son vis-à-vis pour mieux marteler son message de soutien au régime Assad et à ses alliés, dont il ne s'est jamais vraiment caché. J'ai dû le bloquer sur Twitter en raison d'un de mes tweets détourné par lui, suivi d'une non moins creuse discussion sur le fil -ce qui arrivé à d'autres, au demeurant.

J'avais déjà lu ce livre, reçu en service presse il y a longtemps, avant de voir F. Pichon "en action" sur Twitter. Je n'avais pas l'intention de le ficher car il n'était pas très intéressant, à vrai dire. Mais comme son auteur se permet d'agresser tout un chacun sur Twitter, après tout, c'est faire oeuvre utile. Je l'ai relu pour en dresser la fiche. Mon avis n'a pas vraiment changé quant au contenu. On peut du reste admirer le site très fourni de l'auteur ici.

Le sous-titre donne le ton : il ne s'agit pas d'un ouvrage scientifique (l'auteur est pourtant chercheur, a soutenu une thèse sur la Syrie), mais d'un véritable pamphlet, appuyé par l'exorde du journaliste du Figaro. En résumé : la France a été en-dessous de tout, parce qu'elle aurait jeté aux orties le régime Assad, croyant à sa chute prochaine, alors "qu'il incarne à lui seul tout l'appareil étatique" (sic). Au lieu de donner des leçons de morale, la France aurait dû soutenir la Russie (re-sic). Une fois le ton du pamphlet posé, il n'y a pas grand chose à rajouter, malheureusement

dimanche 5 février 2017

David THOMSON, Les revenants, Paris, Seuil/Les Jours, 2016, 295 p.

David Thomson avait écrit, au début 2014, un premier livre consacré aux djihadistes français partis se battre en Syrie, que j'avais fiché ici même. Deux ans et demi plus tard, il publie un second ouvrage qui prolonge en quelque sorte le précédent. Entretemps, il y a eu la naissance de l'Etat Islamique (le premier livre était sorti initialement alors qu'existait encore l'ancêtre, l'EIIL), Charlie Hebdo, les attentats de Paris, ceux de 2016, etc. Le contexte est bien différent : alors que le sujet n'intéressait pas grand monde, quand j'ai moi-même commencé à travailler sur le conflit syrien (août 2013), écrivant également des résumés à partir des sources secondaires disponibles sur les djihadistes français au moment où David Thomson sortait son premier ouvrage, il occupe maintenant le devant de l'actualité.

Comme dans le premier livre, le journaliste se base exclusivement ou presque sur les entretiens avec les djihadistes français. C'est sans doute la principale force du livre -et la principale faiblesse, diront certains. Contrairement à David Thomson, je crois que les "sources secondaires" qu'il évoque à la p.8 (PV, d'interrogatoires, etc : il les qualifie "d'indispensables mais biaisées", de "lucarne") peuvent apporter des éléments intéressants, s'ils sont contextualisés et pris avec recul, bien sûr. De la même façon, le renfort d'une approche "universitaire", avec toute la littérature secondaire disponible sur le sujet, permettrait, encore une fois, de croiser les sources. Témoignages recueillis à la source, documents officiels (de justice ou autres), travaux universitaires ou de spécialistes : voici une combinaison qui permettrait d'écrire une histoire globale (pour ne pas dire totale) du djihadisme français au Levant. Une démarche qui me semble d'autant plus nécessaire que je suis moi-même passé par mon travail par plusieurs étapes : de compilateur de sources secondaires pendant près d'un an, j'ai fini par comprendre qu'il fallait, un peu à l'image de David Thomson, travailler à la source, en étudiant les documents originaux produits par les acteurs du conflit syrien (rebelles, régime, milices chiites irakiennes, je ne suis venu aux vidéos militaires de l'EI qu'en août 2015).

Il est vrai qu'en France, les passerelles existent peu, voire pas, entre les différents niveaux. Ceux que l'on appelle maintenant les "jihadologues", dont fait partie David Thomson, et qui travaillent à la source, au contact des djihadistes, n'ont pas été forcément reconnus pour leur travail par la sphère universitaire ou les institutions gouvernementales (du moins au départ en ce qui concerne D. Thompson, les choses ont évolué depuis). En vérité, les journalistes comme David Thompson réalisent un travail à la source que n'ont pas fait (ou que ne font plus), jusqu'à présent, les universitaires : c'est aussi un problème. David Thomson a aussi eu le malheur de se faire écharper, pour rien ou presque, sur un plateau de télévision un mois à peine après la sortie de son premier livre. Vu la suite des événements, on mesure l'inanité de la chose.

samedi 4 février 2017

Soldats d'Assad [Mathieu Morant] 5/L'équipement de la 104ème brigade de la Garde Républicaine à Deir-es-Zor

Lors de leur déploiement à l'automne 2014 sur les lignes de front de Deir ez-Zor, les éléments de la 104ème apparaissent comme équipés d'un armement individuel de qualité : celui-ci est même au-dessus des standards de certaines des autres unités d'élite du Régime, qu'il s'agisse de la Garde Républicaine, de la 4ème Division ou encore de certains régiments de forces spéciales. Bien que les éternels AK-47, AKM, AKMS, et autres Type-56 semblent alors rester les fusils d'assaut standards, de nombreux soldats de Zahreddine sont équipés d'AK-74M, flambant neufs, pour certains équipés de lance-grenades GP-30. L'AKS-74U est lui semble-t-il réservé aux officiers, et à la garde rapprochée du général druze de la 104ème.



vendredi 3 février 2017

Mourir pour le califat 72/Le rugissement des lions-Wilayat al-Furat

Titre : Le rugissement des lions.

Durée : 10 minutes 49 secondes.

Lieu(x) : d'après les bandeaux, le raid de la séquence 2 a lieu au nord d'al-Rutba ; même secteur dans la séquence 5.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : la vidéo a été mise en ligne le 30 janvier 2017.

Type de vidéo : c'est une vidéo de raids mécanisés/motorisés dans le désert. L'EI attaque de petites positions.

Découpage (séquences) :

1 : 16''-1'06'', introduction.
2 : 1'06''-3'41'', raid sur une petite position.
3 : 3'41''-4'28'', deux tués au combat de l'EI.
4 : 4'28''-5'23'', un tué de l'EI.
5 : 5'23''-10'49'', raid mécanisé.

mercredi 1 février 2017

Mourir pour le califat 71/Ecraser les adversaires-Wilayat ar-Raqqah

Titre : Ecraser les adversaires (sous-titre : Du côté des résultats de l'armée de l'EI contre les apostats du PKK dans les périphéries de la Wilayat).

Durée : 19 minutes 1 seconde

Lieu(x) : les combats de la vidéo se déroulent au nord et à l’ouest de Raqqa. Les tirs de missiles antichars de la séquence 4 se déroulent à l’ouest de la wilaya.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : Le premier combat de la séquence 3 correspond à un reportage photo du 13 novembre 2016. Les images de la séquence 3 avec Abou Jandal al-Koweiti correspondent à un reportage photo du 8 décembre 2016 de la wilayat al-Barakah (Hasakah), et non Raqqah (ce qui suppose qu'Abou Jandal était dans la wilayat al-Barakah à cette date ou peu avant, juste avant le début de l'offensive sur Palmyre). Le combat où Ryan Lock trouve la mort correspond à un reportage photo du 26 décembre dernier (le combat semble avoir eu lieu le 21). Les dernières images de combat de la vidéo correspondant à un reportage photo du 10 janvier dernier, et à un autre du 13 janvier.

Type de vidéo : c’est une vidéo de défense agressive, l’EI contre-attaque contre la poussée des SDF vers Raqqa au nord et à l’ouest de la ville.

Découpage (séquences) :

1 : 14’’-1’52’’, introduction.
2 : 1’52’’-3’30’’, discours d’un cadre/clerc à la troupe.
3 : 3’30’’-9’58’’, combats, hommages à Abu Jandal al-Kuwaïti.
4 : 9’58’’-12’53’’, explosion d’un VBIED, combats.
5 : 12’53’’-19’01’’, combats, exécution.