mardi 31 janvier 2017

Mourir pour le califat 70/Les chevaliers des Dawawin-Wilayat Ninive

Titre : Les chevaliers des Dawawin.

Durée : 38 minutes 33 secondes.

Lieu(x) : Mossoul et ses environs immédiats.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : la vidéo a été mise en ligne le 24 janvier 2017. Les derniers kamikazes de la vidéo se sont fait exploser le 7 janvier, soit une quinzaine de jours avant ; les images précédentes sont plus anciennes. Les séquences de combat remontent à début janvier ou fin décembre 2016.

Type de vidéo : c’est une vidéo thématique, dédiées à la fois aux kamikazes issus des bureaux administratifs de l’EI (diwans), et à l’utilisation, aussi, de drones armés.

Découpage (séquences) :

1 : 15''-1'56'', introduction.
2 : 1'56''-4'25'', bataille de Mossoul.
3 : 4'25''-9'08'', VBIED.
4 : 9'08''-13'52'', VBIED.
5 : 13'52''-16'42'', VBIED.
6 : 16'42''-18'14'', combats.
7 : 18'14''-18'44'', portraits de combattants.
8 : 18'44''-20'04'', VBIED.
9 : 20'04''-21'17'', blessés de l'EI.
10 : 21'17''-24'02'', VBIED.
11 : 24'02''-25'05'', reporters.
12 : 25'05''-29'19'', VBIED.
13 : 29'19''-29'57'', propagande.
14 : 29'57''-30'28'', 1 VBIED.
15 : 30'28''-32'17'', bombardement d'un B-52.
16 : 32'17''-38’33’’, attaques avec drones armés.

vendredi 27 janvier 2017

Soldats d'Assad 4/La 104ème brigade de la Garde Républicaine

Depuis 2014, la 104ème brigade de la Garde Républicaine syrienne et son chef légendaire, le général Zahreddine, sont associés à la défense de l'aéroport militaire et de la poche tenue par le régime syrien à Deir-es-Zor, face à l'EI. Pourtant, l'unité avait commencé, en 2011, par réprimer les manifestants descendant dans les rues au début de la révolution. L'unité, partie intégrante de la garde prétorienne du régime Assad, est largement maintenue à Damas et ses alentours dans les premières années du conflit pour parer à toute éventualité, fournissant ponctuellement des détachements pour certaines opérations dans le pays. Avec l'avènement de l'EI et sa conquête de la province de Deir-es-Zor, la 104ème brigade est jetée dans la bataille pour conserver ce bastion du régime dans l'Est du pays. Depuis deux ans et demi, Zahreddine et ses hommes tiennent, tant bien que mal, cette poche contre laquelle l'EI s'est jusqu'à présent usé : mais la récente offensive de janvier 2017 a pour la première fois réussi à couper en deux tronçons le territoire contrôlé par le régime. Isolés, ravitaillés uniquement par air, les hommes de la 104ème brigade constituent pourtant un symbole fort pour le régime, celui de la combativité. Il n'empêche que le succès de la défense doit aussi beaucoup au soutien aérien, renforcé par l'allié russe, dont disposent les combattants de la Garde.

mardi 24 janvier 2017

Mourir pour le califat 69/Entre deux Etats : tribulations et gains-Wilayat Halab

Titre : Entre deux Etats : tribulations et gains

Durée : 27 minutes 24 secondes

Lieu(x) : les combats de la séquence 6 se déroulent sur la colline Sheikh Aqil à l'ouest d'al-Bab, et à l'hôpital. Même localisation pour la séquence 7 sur le butin.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : les combats de la séquence 4 correspondent à un reportage photo du 1er novembre, et d'autres plans à des reportages des 8 et 13 novembre. Certains combats de la séquence 6 correspondent à une vidéo Amaq du 22 décembre 2016 de même que les images du butin de la séquence 7.

Type de vidéo : c’est une vidéo de défense agressive, l’EI contre-attaque différents adversaires autour de la ville d’al-Bab.

Découpage (séquences) :

1 : 15''-1'16'', introduction.
2 : 1'16''-9'19'', références historiques, discours.
3 : 9'19''-11'49'', propagande.
4 : 11'49''-15'36'', combats contre les Kurdes
5 : 15'36''-19'08'', tirs de missiles antichars.
6 : 19'08''-23'11'', combats sur le front d'al-Bab.
7 : 23'11''-24'58'', butin.
8 : 24'58''-27’24’’, exécution d’un prisonnier.

dimanche 22 janvier 2017

Nicolas HENIN et Kyungeun PARK, Haytham, une jeunesse syrienne, Paris, Dargaud, 2016, 80 p.

Cette bande dessinée a été réalisée à partir du témoignage d'Haytham al-Aswad, un jeune Syrien qui a vécu le début de la révolution syrienne en 2011 aux premières loges, pour ainsi dire. L'histoire est racontée par Nicolas Hénin, journaliste, ancien otage de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), l'ancêtre de l'EI, en 2013-2014. Le dessin est dû au Coréen Kyungeun Park.

Le destin d'Haytham permet de revivre, comme une histoire vraie, le début de la révolution syrienne. Haytham est né à Deraa, là où tout a commencé. Bastion du parti Baath, Deraa compte pourtant, avant la révolution, des activistes anti-régime, comme le père d'Haytham, très actif à partir du "printemps de Damas", de courte durée, qui suit l'avènement au pouvoir de Bashar el-Assad en 2000. Haytham lui-même, passé par le moule d'endoctrinement de l'école, raconte comme il était grisé par les manifestations organisées par le régime. Le dégrisement vient par l'action des moukhabarat, les services de renseignement, qui éliminent les opposants ; l'occasion d'évoquer le sinistre bagne de Palmyre, ville que l'EI vient tout juste de reprendre au régime syrien en décembre dernier (qui l'avait lui-même reconquise, avec l'aide des Russes, à grand renfort de propagande, en mars 2016, après l'avoir perdue en mai 2015). On parle beaucoup, à raison, des monuments antiques de Palmyre dynamités par l'EI, mais beaucoup moins des tortures et exécutions commises dans la prison par le régime syrien sous Hafez puis Bachar el-Assad.




Le père d'Haytham est mis à l'écart de son travail d'enseignant en raison de ses opinions politiques. Au moment du printemps arabe en 2011, les moukhabarat ne lui cachent pas qu'il disparaîtrait s'il se montrait trop virulent. Le 27 février, 15 écoliers sont arrêtés par la sécurité politique d'Atef Najib, cousin de Bachar, pour avoir dessiné des graffitis anti-régime. Le 18 mars, les habitants de Deraa manifestent après avoir appris la mort des écoliers, torturés et exécutés. Le régime fait venir par hélicoptère des renforts qui tirent des gaz lacrymogènes, puis à balles réelles, sur la foule, tuant les premiers manifestants. Haytham accompagne son père aux manifestations suivantes. Ce dernier, menacé par les shabiha, doit entrer dans la clandestinité.

Haytham transpose le combat de son père à l'école. Mais le 24 avril, le régime syrien envoie l'armée pour encercler Deraa. La mère d'Haytham décide faire quitter la ville à sa famille. Comme le montre l'épisode de la sortie de la ville, certains soldats syriens répugnent à accomplir la tâche qui est la leur, contrairement aux moukhabarat qui vont de plus en plus encadrer la troupe pour s'assurer de l'efficacité du cordon. Le père d'Haytham finit par quitter la Syrie via la Jordanie pour continuer le combat en France. Haytham et sa famille, à leur tour, franchissent la frontière.

En France, Haytham découvre la liberté, les barres chocolatées, le libre accès à Internet, Paris. L'apprentissage du français n'est pas évident, mais Haytham fait son chemin, ne rencontrant que peu de réactions racistes (il évolue dans une classe FLE), parfois les gabegies administratives. C'est à Paris qu'Haytham rencontre les premiers journalistes qui vont écrire les premiers articles sur lui. Via Internet, Haytham reste en contact avec la famille demeurée en Syrie. Un de ses cousins, engagé parmi les rebelles, est tué au combat. Un autre fait partie du front al-Nosra, et a également péri. Un autre a été torturé, avant d'être relâché par les moukhabarat.

Le témoignage d'Haytham, scénarisé pour la bande dessinée, est sans aucun doute précieux, car il sonne vrai. Une façon de se rappeler que la révolution syrienne n'a pas commencé avec les djihadistes de l'EI, ou du front al-Nosra, mais bien avec des manifestants victimes de la répression militaire d'un régime prêt à tout pour s'accrocher au pouvoir.

mardi 17 janvier 2017

Citizen X (1995) de Chris Gerolmo

1982, URSS, près de Rostov-sur-le-Don. Un corps est retrouvé dans le champ d'une ferme collective. La fouille des bois voisins entraîne la découverte de 7 autres cadavres à des états variés de décomposition. Viktor Burakov (Stephen Rea), un expert médico-légal, est chargé de l'enquête. Face aux errements et aux menaces de la bureaucratie soviétique, incapable d'admettre l'existence d'un tueur en série en URSS, il sera aidé et protégé par le colonel Mikhail Fetisov (Donald Sutherland), qui dirige la milice de Rostov.

Le téléfilm s'inspire d'un livre de Robert Cullen, The Killer Department (1993), qui raconte l'histoire du tueur en série Andrei Chikatilo. Surnommé "le boucher de Rostov", Chikatilo a reconnu 56 crimes (la plupart, des enfants de moins de 17 ans) et a été jugé pour 52 d'entre eux, avec abus sexuel et mutilation des victimes. Il a commis la plupart de ses meurtres dans l'oblast de Rostov, d'où son surnom. Il commet son premier meurtre en 1978, mais ce n'est qu'en 1983 que Moscou envoie une équipe spéciale dirigée par le major (et non colonel comme cela est montré dans le téléfilm) Fetisov, qui dirige 10 enquêteurs dont Burakov qui mène l'investigation. En septembre 1984, Chikatilov est arrêté pour un comportement suspect à une station de bus mais il est relâché car l'analyse de sang ne correspond pas au sperme prélevé sur les victimes. Il se fait discret et ne commet pas de meurtre pendant près d'un an. Burakov demande ensuite une expertise à un psychiatre, Bukhanovsky, une première en URSS sur les tueurs en série : il la baptise "Citoyen X" (d'où le nom du téléfilm). Ce n'est qu'avec la glasnost et les prémices de la chute de l'URSS que l'affaire se dénoue. Les médias soviétiques communiquent davantage sur l'affaire. Burakov a remarqué que plusieurs des meurtres les plus récents ont eu lieu près des lignes de train de l'oblast de Rostov : il fait investir les gares les plus importantes par des policiers en uniforme et n'en laissent que 3 plus petites surveillés par des policiers en civil. Le 6 novembre 1990, après avoir commis un autre meurtre, Chikatilo attire l'attention d'un agent qui établit un rapport. Les enquêteurs, au vu du nom qui est déjà apparu pendant l'enquête, établissent une surveillance et l'arrêtent au bout d'une semaine, le 20 novembre. C'est Bukhanovsky, le psychiatre, qui parvient à obtenir ses aveux. Condamné à mort, il est exécuté le 14 février 1994 d'une balle dans la tête dans une cellule de la prison de Novocherkassk.

Le téléfilm prend quelques libertés avec les faits, mais vaut pour l'interprétation remarquable de Stephen Rea et de Donald Sutherland, avec un aspect quasi documentaire. La relation entre les deux personnages tient tout le film, tout comme l'idée de surmonter les blocages de la bureaucratie soviétique. Sans parler de petits bonus comme l'intervention de Max von Sydow dans le rôle du psychiatre. Tout est effroyablement humain dans le téléfilm, de Burakov, inspecteur qui craque face à l'absurdité de sa hiérarchie, jusqu'au tueur, un "monsieur tout le monde", et aux meurtres montrés, réalistes dans être gore. Et les décors de la Hongrie post-soviétique font également très authentiques.

lundi 16 janvier 2017

Absence radar (Coded Hostile ; Tailspin Behind the Korean Airliner Tragedy) de David Darlow (1989)

Le 1er septembre 1983, un Boeing 747 de la Korean Air Lines (KAL 007) est abattu par un chasseur soviétique Su-15 non loin de l'île de Sakhaline après avoir pénétré l'espace aérien de l'URSS. Le téléfilm de Granada Television expose les faits et se concentre sur le côté américain, notamment l'action des services de renseignement et la réaction politique à l'événement via le département d'Etat.

Le téléfilm est basé sur le livre de Seymour Hersh sorti quelques années après l'événement. L'hypothèse développée est que les Soviétiques ont paniqué en raison des nombreuses missions SIGINT effectuées par les avions-espions RC-135 dans le secteur, n'ont pas identifié l'appareil comme un avion-civil et ont tiré. Les services de renseignement américains l'avaient compris, mais les décideurs politiques ont néanmoins utilisé l'incident pour faire croire à un acte délibéré et affaiblir ainsi la position de l'URSS. Comme un autre sur le même sujet, le téléfilm a été tourné avant la fin de la guerre froide et les documents fournis depuis par la Russie. En 1993, une version mise à jour du téléfilm a été réalisée par Granada.

L'incident survient en pleine crise des Euromissiles, alors que le président américaine Reagan avance le projet IDS, et que la flotte américaine du Pacifique a mené des manoeuvres agressives au large des îles Kouriles. Le fait que les Soviétiques aient d'abord nié avoir abattu l'avion, puis aient livré certaines informations après la chute de l'URSS (encore que des éléments importants soient manquants), ont fait de ce drame un cas d'école des théories plus ou moins farfelues sur ce qui 'est passé ce jour-là. Pour l'époque, le téléfilm était assez bien réalisé, un ave côté quasi documentaire.

jeudi 12 janvier 2017

Mourir pour le califat 68/La victoire de la constance-Wilayat al-Jaizrah

Titre : La guerre de la constance.

Durée : 21 minutes 55 secondes.

Lieu(x) : la séquence 2 se déroulerait au sud de Tal Afar. Même localisation dans la séquence 3. La séquence 4 se déroulerait à l'ouest du village de Bilwana. La séquence 6 se déroulerait dans le village de Kharab Jahsh. La séquence 7 se déroulerait à l'ouest d'Al A'amodiya. La séquence 8 montrerait le village d'al-Shaara.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : Les images de la séquence 2 correspondent à un reportage photo du 18 décembre. du La séquence 4 correspond à un reportage photo du 29 novembre dernier. La séquence 7 correspond à un reportage photo du 22 décembre. Les images de la séquence 9 remontent au 3 décembre. La vidéo a été mise en ligne le 10 janvier 2017, il y a un peu plus de 15 jours d'écart avec les opérations les plus récentes qui sont montrées.

Type de vidéo : c'est une vidéo de raids et de harcèlement, l'EI attaque les positions des miliciens chiites à l'ouest de Tal Afar.

Découpage (séquences) :

1 : 14''-56'', introduction.
2 : 56''-3'53'', combats au sud de Tal Afar.
3 : 3'53''-5'43'', combats au sud de Tal Afar.
4 : 5'43''-10'27'', combats à l'ouest de Bilwana.
5 : 10'27''-12'05'', tirs de missiles antichars et IED.
6 : 12'05''-15'26'', combats dans le village de Kharab Jahsh.
7 : 15'26''-17'44'', combats à l'ouest d'Al A'amodiya.
8 : 17'44''-20'25, le butin au village d'al-Shaara.
9 : 20'25''-21'55'', conclusion.

mercredi 11 janvier 2017

Mourir pour Assad 11/ Saraya al-Khorasani

Saraya al-Khorasani fait partie de ces milices composées de chiites irakiens nées en Syrie pour combattre aux côtés du régime syrien. Ce n'est qu'en 2014 que la milice revient en Irak pour affronter ce qui devient l'EI en juin. Dès sa naissance en Syrie, Saraya al-Khorasani se fait remarquer par sa posture pro-iranienne, au point de reprendre pour emblème celui des Pasdarans qui ont probablement constitué l'unité, du moins en Irak. Concentrée sur le théâtre irakien, la milice renvoie toutefois des combattants en Syrie en novembre 2015 et ce au moins jusqu'en avril 2016. Equipée par l'Iran, Saraya al-Khorasani intègre le bloc pro-iranien des milices chiites de la mobilisation populaire chiite (Hashd al-Shabi). Outre son discours pro-iranien, elle se signale par nombre d'exactions, notamment en Irak en 2014, qui la font craindre de beaucoup.

dimanche 8 janvier 2017

Mourir pour le califat 67/Procession de lumière-Wilayat Ninive

Merci à https://twitter.com/green_lemonnn

Titre : Procession de lumière.

Durée : 41 minutes 27 secondes.

Lieu(x) : Mossoul et ses alentours. Le raid de la colonne mécanisée dans la séquence 3 se déroule à Tel Zalat, à l'ouest de Mossoul. Les combats de la séquence 6 ont lieu dans le quartier d'al-Harat. Les VBIED opèrent dans la ville de Mossoul (quartiers Est).

Date (sûre par recoupement ou estimée) : le raid de la colonne mécanisée à Tel Zalat correspond à un reportage photo du 2 décembre. Les images de la séquence 6 correspondant à un reportage photo paru le 24 novembre. Les explosions de VBIED datent des mois de novembre-décembre 2016. Certaines explosions sont récentes puisque le kamikaze n°18 s'est fait exploser le 21 décembre à Intisar. La vidéo a été mise en ligne le 3 janvier 2017.

Type de vidéo : c'est une vidéo thématique sur la bataille de Mossoul, essentiellement consacrée aux VBIED, comme la précédente sur le combat antichar, ou celle d'avant sur les snipers.

Découpage (séquences) :

1 : 15''-2'59'', introduction.
2 : 2'59''-7'40'', VBIED à Mossoul.
3 : 7'40''-20'15'', raid d'une colonne mécanisé, VBIED à Mossoul.
4 : 20'15''-26'35'', témoignages de kamikazes, VBIED à Mossoul.
5 : 26'35''-29'50'', VBIED à Mossoul.
6 : 29'50''-33'23'', combats.
7 : 33'23''-37'22'', VBIED à Mossoul.
8 : 37'22''-41'27'', exécution de 2 « espions ».

mercredi 4 janvier 2017

Soldats rebelles 4/La division al-Hamza (Firqat al-Hamza)

Merci pour le coup de main à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/ruffthecrimedog

La division al-Hamza illustre bien certaines des tendances récentes au sein de l'insurrection armée syrienne en 2016. Née en avril dans la poche d'Azaz, cette formation, largement soutenue par les Etats-Unis, l'est parce qu'elle a fait le choix, par nécessité, de combattre l'EI, et non plus le régime syrien qui reste pourtant un adversaire déclaré, tout comme les Kurdes de l'YPG. Avec l'intervention turque du mois d'août (opération Euphrates Shield), elle sert de plus en plus d'infanterie d'appoint à l'armée de ce pays. Malgré le soutien apporté et les matériels fournis, elle reste cependant mal outillée pour mener un combat urbain de l'ampleur de celui d'al-Bab, contre l'EI. En outre, elle devient très dépendante de ses soutiens extérieurs, qui ne soutiendront peut-être pas tous ses objectifs en dehors de la lutte contre le groupe djihadiste.

mardi 3 janvier 2017

Mourir pour le califat 66/Le bouclier de la croix-Wilayat Halab

Merci à https://twitter.com/green_lemonnn et https://twitter.com/ruffthecrimedog?lang=fr

Titre : Le bouclier de la croix.

Durée : 19 minutes.

Lieu(x) : le front d'al-Bab est explicitement mentionné dans la séquence 2. La séquence 3 parle de la campagne au nord d'Alep. Dans la séquence 4, le BMP-1 détourellé utilisé comme VBIED est lancé contre un cantonnement turc à l'ouest d'al-Bab.

Date (sûre par recoupement ou estimée) : . Un des tirs de missiles antichars de la séquence 3 semble correspondre à une vidéo Amaq du 28 novembre 2016. Le VBIED de la séquence 4 (BMP-1 détourellé) a son explosion filmée le 7 décembre 2016 par Amaq (on reconnaît les images de la vidéo dans celle-ci). Un autre VBIED filmé ensuite dans la même séquence semble correspondre à une vidéo Amaq du 23 novembre. Les images de la séquence 6 montrant les victimes des bombardements turcs correspondent à une vidéo Amaq du 12 décembre 2016. Un des tirs de missiles antichars de la séquence 6 correspond à une vidéo Amaq du 4 novembre 2016. Il n'y a donc pas de cohérence chronologique dans le montage de l'EI, comme souvent : mise en ligne le 22 décembre, la vidéo reprend des opérations étalées sur 2 mois, dans le désordre.

Type de vidéo : c'est une vidéo de défense agressive, l'EI contre-attaque l'assaut turc sur al-Bab avec VBIED et missiles antichars notamment.

Découpage (séquences) :

1 : 15''-2'16'', introduction.
2 : 2'16''-4'59'', combats à al-Bab.
3 : 4'59''-8'08, VBIED à al-Bab, tirs de missiles antichars.
4 : 8'08''-10'18'', VBIED.
5 : 10'18''-10'51'', tirs de missiles antichars.
6 : 10'51''-12'05'', victimes des bombardements turcs.
7 : 12'05''-19', exécution de 2 soldats turcs.